LES SECRETS LISSAC

LISSAC rue de Rivoli : le premier mégastore optique


Durant les années 1930, Georges Lissac prend un certain nombre de décisions qui vont accélérer la croissance de ses affaires. Il invite tout d’abord ses deux frères à entrer dans l’aventure et à créer l’enseigne « Les Frères Lissac ». La première campagne de publicité met en avant la vision de l’enseigne : «Lunettes toujours parfaites à prix honnêtes». Il existait à cette époque 3 écoles d’optique en France et de nombreux diplômés escomptaient faire leurs armes chez LISSAC.

Des salons d’optique pour recevoir les clients

Quelques années plus tard, en 1938, George Lissac créé le magasin rue de Rivoli, en plein cœur de Paris, à proximité des grands magasins La Samaritaine et le Bazar de l’Hôtel de Ville. Pour la première fois dans l’histoire de l’optique française, les clients sont reçus dans un magasin organisé en sections et salons à la fonction bien définie. Au total, 6 étages avec des salons permettent d’accueillir hommes, femmes et enfants. Georges Lissac mise sur la qualité de service. Au rez-de-chaussée, les clients trouvaient les lunettes de soleil et accessoires. Le 1er étage était réservé à la vente de lunettes particulières et sur mesure. Le 2e étage était entièrement consacré aux enfants. Le 3e étage quant à lui était le domaine du salon « luxe » avec des montures ornées de matériaux précieux. Les 3 derniers étages accueillaient le stock, l’atelier et les bureaux.



Un opticien devait suivre le parcours de formation dans toutes les divisions : à l’atelier (montage et taillage), à l’examen de vue et mesures, aux montures spéciales, aux salons hommes, femmes, enfants, au poste de réfractionniste, de démonstrateur, à la livraison/ajustage… avant de pouvoir s’implanter. Un pari gagné. Le nom « Les Frères Lissac » rayonne bien au-delà de la capitale.

Une façade bien en vue

Au-delà de l’intérieur du magasin, la devanture du magasin a aussi son histoire. Son carrelage blanc posé à l’extérieur du magasin provient des stations de métro parisien. Après la seconde guerre mondiale, et notamment durant les années 1950 et 1960, la RATP choisit d’abandonner une bonne partie des carreaux de céramique blanche. Georges Lissac les récupère pour habiller son magasin de la rue de Rivoli. Résultat, un bâtiment moderne, lumineux et visible de loin dans la rue. Il y ajoute au sommet de grands drapeaux avec le nom LISSAC.

C’est donc un challenge réussi pour Georges Lissac. Le public ne cesse de se presser dans le magasin. En 1939, l’enseigne compte déjà 13 magasins à Paris en plus du magasin de la rue de Rivoli et 9 en province.