Vous en avez assez de voir "la vie en flou" ? Découvrez la chirurgie réfractive, capable aujourd’hui de véritables performances. Objectif : ranger définitivement vos lunettes et lentilles de contact. Explications avec le Dr Damien Gatinel, praticien hospitalier dans le service d’ophtalmologie de la Fondation Rothschild.
La chirurgie réfractive est destinée aux patients atteints de défauts oculaires tels que la myopie, l’astigmatisme ou l’hypermétropie; maladies se caractérisant par une vision floue (perte de dixièmes d’acuité visuelle). Cette opération leur permet de récupérer une vision nette, sans porter de lunettes ou lentilles. Concernant la presbytie, nous sommes encore au stade de la chirurgie expérimentale.
Avant toute intervention chirurgicale, il est essentiel de réaliser un bilan préopératoire. Durant cet examen d’une heure environ, l’ophtalmologiste observe la forme et l’épaisseur de la cornée. Il évalue ainsi l’existence ou non d’une contre-indication comme une cornée trop fine ou une maladie oculaire méconnue, par exemple.
De plus, cet acte chirurgical est interdit aux personnes mineures. Il est en outre préférable d’être âgé de plus de 23 ans. En effet, la vision se modifie avec la croissance. Ainsi, une opération effectuée après cet âge augmentera les chances d’un résultat stable à long terme.
Deux techniques opératoires existent. Le choix est principalement fonction de la gravité du défaut visuel.
Après l’intervention chirurgicale, le patient peut ressentir un certain inconfort ou présenter une vision floue. Pas de panique ! Quelques heures, ou quelques jours, suffisent pour qu’il retrouve une vision totalement nette. La sécheresse oculaire est également une complication possible. Mais elle est rare et temporaire.
Enfin, il se peut que, la nuit, le patient subisse une légère dégradation de la sensibilité au contraste. Par exemple, si l'éclairage est tamisé ou clair-obscur, il perçoit de faibles lueurs ou un rayonnement autour des sources de lumière vive. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre chirurgien ophtalmologiste. Ces problèmes peuvent, en effet, être résolus par un traitement.
A retenir : la consultation préopératoire est une étape essentielle. Elle permet en effet d’exclure les "mauvais candidats" (voire les contre-indications ci-dessus) et d’éviter ainsi ce type de complications.
Considérée comme un acte de confort, la chirurgie réfractive n’est aucunement remboursée par la sécurité sociale. Elle coûte au patient entre 900 et 1 500 € pour un seul œil.
Vous souhaitez en savoir davantage sur la chirurgie ? Consultez le site internet de Damien Gatinel : www.gatinel.com