
Commerçant, technicien et gestionnaire, l’opticien possède de nombreuses cordes à son arc. Chacun de ces aspects fait partie intégrante de son travail et il ne doit en négliger aucun. Sa journée associe vente de produits, conseils, prise de mesures visuelles, conception de verres et gestion des stocks.
Au cours de sa journée, l'opticien conseille sa clientèle sur les nombreux produits de son magasin, tels que les lunettes de soleil, les montures, les options sur les verres ou encore les étuis. Il se doit d'être convaincant et réactif afin de répondre à toutes les questions qui vont lui être posées. Bien sûr, il sait aussi mettre en valeur les produits qu'il présente, en utilisant des arguments adaptés à son interlocuteur. Il est inutile de vouloir vendre un produit à un client s'il ne répond pas à ses attentes ! Attention, l'opticien ne peut vendre que des produits accessibles en vente libre. N'étant ni médecin, ni pharmacien, il n'a pas le droit de délivrer des médicaments.
Lorsqu'il n'est pas derrière son comptoir, conseillant ses clients, l'opticien conçoit des verres correcteurs dans son atelier. Découpage, meulage, polissage, insertion dans la monture... La réalisation d'un verre demande une bonne maîtrise des procédés de conception et beaucoup de minutie. Lorsque celui est terminé, il reste à vérifier qu'il convient bien à la vue de son porteur et à l'ajuster si ce n'est pas le cas. L'opticien peut également effectuer le bilan visuel de son client, afin de mesurer son acuité visuelle et remplacer ses verres s'ils ne sont plus efficaces. Cependant, s'il suspecte une maladie de l'œil ou un trouble visuel important, il l'orientera vers un ophtalmologiste. En effet, c'est le seul professionnel habilité à soigner ou à prescrire une nouvelle correction adéquate. Si le client n'a jamais rencontré d'ophtalmologiste pour son défaut de vision, l'opticien ne pourra en aucun cas lui fournir une paire de lunettes après un simple bilan visuel.
Au-delà de l'aspect technique et de la vente de produits conseils, le métier d'opticien comporte une forte part de gestion, quel que soit son statut. Par exemple, il doit très régulièrement veiller au renouvellement des stocks et à leur consommation. Il doit être capable d'anticiper et d'évaluer les besoins. Il a tout intérêt à connaître les différentes mutuelles et leur niveau de remboursement pour chaque correction. Ainsi, il pourra renseigner ses clients au mieux lors de l'achat de verres correcteurs, de lentilles ou de montures. Enfin, s'il est responsable de magasin, il aura aussi pour tâche le management de son équipe et la relation avec ses différents fournisseurs.
D'après une étude de GfK-France, 10 520 magasins d'optique ont été recensés en 2009. La vente de verres correcteurs représente 52,1 % du chiffre d'affaire des opticiens et 1 verre vendu sur 2 possède un traitement anti-reflets. Quant aux lentilles, elles ont la cote : leurs ventes ont augmenté d'1,6 % au cours de l'année 2009, allant jusqu'à 6 % de plus pour les lentilles journalières.
En ce qui concerne les promotions, 83 % des magasins pratiquent la politique de "la deuxième paire (offerte ou à 1 €)" pour une première achetée.
A quoi ressemble une journée-type pour vous ?
Le magasin ouvre à 9 h 30. On reçoit la marchandise commandée la veille, on monte les verres et on prépare les montures sur nos machines. On gère également le courrier et les factures. Les clients arrivent plutôt en fin de matinée et en milieu d'après-midi. La part commerciale est très importante et nous vendons énormément de produits conseils, accessibles librement et sans ordonnance (étuis et produits d'entretien, par exemple). Evidemment, le nombre de clients varie selon les jours de la semaine. Par exemple, le samedi, nous ne faisons que du conseil, et pas du tout de montage.
Qu'est-ce qui vous plaît dans ce métier ?
La variété ! Il y a toute une partie technique passionnante, et j'aime l'aspect commercial de la profession. Nous avons un vrai contact avec les gens : nous les écoutons, nous les conseillons… Et il n'y a rien de plus gratifiant qu'un client qui revient vous voir parce qu'il est entièrement satisfait. Honnêtement, je suis content de me lever le matin pour aller travailler, et je sais que ce n'est pas donné à tout le monde !
Vous êtes franchisé Lissac. Pour quelles raisons ?
Avec Lissac, nous avons beaucoup d'outils et d'arguments de vente pour nous démarquer. De plus, nous bénéficions du prestige et de la notoriété de la marque, appréciée autant par les clients que par les ophtalmologistes.